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Les 8 et 9 Janvier 2009

BONNE ANNEE

2009

Voici l’histoire de La HEUNIERE

La paroisse de La Heunière fut placée, dès le XIème  siècle, sous le patronage* de saint Jean-Baptiste. Au XIIIème siècle, Guillaume de La Heunière possédait le fief** de La Heunière, celui de Brécourt et un demi fief à Douains, pour lesquels il avait à charge cent jours de garde et trois jours ce corvées par an, au château de Pacy. Après l’extinction de sa famille, le fief de La Heunière passa entre les mains du seigneur de Ménilles puis, par alliance entre celles des Le Cesne. La famille Le Cesne le garda jusqu’au XVIIIème. En 1789, La Heunière était propriété du comte de Puisaye, seigneur de Ménilles, qui avait épousé Louise Le Cesne.

C’est ce même Puisaye qui commandait les Fédérés de l’EURE le 14 juillet 1793, lors de leur piteux combat contre les troupes de la convention au château de Brécourt. Puisaye s’enfuit et participa au soulèvement des Chouans. Ses terres, expropriées, furent vendues aux paysans du domaine.

*Patronage : Parrainage

**fief, bien — généralement une terre — concédé par un seigneur en échange de la fidélité d’un vassal.


L’église romane de La Heunière datait probablement du XIIème, mais elle a été presque entièrement reconstruite au XVIIème siècle.

Le village comptait 197 habitants en 1870. ses ressources étaient alors essentiellement agricoles : céréales, plantes sarclées et 2000 pommiers à cidre. On y exploitait aussi des carrières de sable. En 1909, sous l’administration du M.Fleury, la population était retombée à 163 personnes. On trouvait alors à La Heunière deux cafés-épiceries, charron un maréchal-ferrant et une entreprise de battage.

Vers 1930, le village, sous l’administration de M.Cuvier, était habité par 176 personnes. On y notait la présence de huit agriculteurs-exploitants, quatorze artisans et onze commerçants. Autant dire que la plupart des habitants travaillaient sur place.

Le Heunière fut le théâtre de violents combats en juin 1940, lors d’une tentative désespérée pour rétablir le « Front de Seine ». Le clocher en charpente, avec sa courte flèche octogonale, à été détruit le 11 juin 1940 par l’obus d’un char français tirant sur un mitrailleur allemand embusqué. En août 1944, des affrontements meurtriers opposèrent les chars américains aux Panzers allemands.

L’actuel clocher de l’église, reconstruit, est plus trapu et les ouvertures ont disparues. Derrière le mur d’enceinte, aujourd’hui démoli, se trouvait le cimetière. Il a été déplacé, mais le corbillard qu’on tirait à la main est toujours garé sous un appentis.
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Les vaches de la ferme LABATTE qui déambulent, nonchalantes, ne vont pas aux mâtines, mais plus prosaïquement, l’angélus de six heures les appelaient pour gagner la mare du parc, aujourd’hui rebouchée.
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Sur la route qui mène vers l’école, rue du Vieux Puits, l’épicerie Boitte était aussi débit de boisson. Le patron était en même temps charron. Dans son atelier, au fond de la cour intérieure, il cerclait et réparait les roues des tombereaux ou des voitures à chevaux. C’est, de nos jours, la résidence secondaire de M. et Mme Samson.
wp5cabf1df_1b.jpg wp96e47b84_1b.jpg L’école vue de la rue principale, vers 1910. Le portail de gauche sert d’entrée à la salle de classe. Au premier étage, le logement de l’instituteur, M.Meurdrac, qui resta à La Heunière pendant de longues années, jusqu’en 1913, à la veille de la Grande Guerre, où il fut mobilisé.

L’école de La Heunière, sur un cliché daté de 1913. Autour de l’instituteur, M. Boudin, une vingtaine d’élèves sortent de classe. Les plus grands, qui préparent le Certificat d’Etudes, ont droit, après quatre heures et demie, à des devoirs supplémentaires. Derrière l’école, le corps de logis de la ferme Idoine, qui devint ensuite propriété de M. Labatte puis de sa fille Mme Ancelle.


Merci de me faire-part de vos remarques, suggestions, sentiments ou de mes éventuelles erreurs à l'adresse suivante: laheuniere@wanadoo.fr
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HISTOIRE